05 juin 2008
Où sont la liberté, l'égalité, et la fraternité ?
Les mots se répètent en phrases familières
Mais il me semblent tellement maléfiques
Que la France est inhospitalière
Mais tellement belle et magnifique.
Doit-elle faire souffrir tant de gens innocents
Qui ne cherchent qu'un mieux être
Les mots se répètent, cette histoire ne mène à rien.
Certaines personnes pas comme les autres
ont honte de leurs pays et sa façon d'être.
Où est la valeur des mots
LIBERTÉ, ÉGALITÉ, et FRATERNITÉ ?
Liberté, égalité, fraternité pour les expulsés !
Liberté de penser : pensez ce que vous voulez !
Liberté d'opinion : pas d'oppression !
Liberté de conscience : Bien sûr.
Les cris de souffrances résonnent contre les murs.
Et se perdent bien loin de la Préfecture !
Égalité pour tous : une réalité ou un pari ?
Il n'en restera qu'une utopie !
Fraternité. Somme nous vraiment des frères ?
Paroles en l'air !
Solidarité ? oui entre riches !
Mais entre pauvres, sommes nous riches de solidarité ?
Tant de gens ont à la place du cœur, une pierre.
Peut-on construire sur la haine quelque chose de pérenne ?
La porte que l'on ferme et que l'on me claque au nez
Me rend folle, furieuse et humiliée !
Pour mes papiers, je ne cherche pas la bague au doigt
J'ai ma fierté et mon honnêteté pour moi
Je ne m'attendais pas à une vie en rose
Je ne fais que défendre ma cause
Sang rouge, corps poussière. Ma couleur semble déranger
Certains refusent de m'approcher
Je ne suis pas une fleur que l'on arrose tous les matins
J'ai toujours la crainte d'avancer sur mon chemin
Je ne suis pas un objet que l'on réexpédie pour malfaçon
Je suis un humain, qui ne demande qu'un peu d'attention
N'aurais-je que des obligations et pas de droits ?
On me permet de disposer, de ma vie, de mon avenir.
Sans se soucier de ce qui me fait souffrir.
Alors qu'un simple sourire me remplirait de joie
Cette histoire est loin d'être réglée, tant que je serai persécutée.
Cette histoire est loin de se terminer
Et ayons le courage de ne dire jamais " jamais" !
Ghislaine TSILANIZARA
20 mai 2008
Afrique, mon Afrique
Afrique mon Afrique
Pourquoi t'ont-ils offusqué?
Oh ! Afrique mon Afrique
Des colons ont quasi tous débarqués
Dans le but de vouloir faire du mal
Ils t'ont trouvé organisée puis
L'aube levée ils ont tout pris
Des vaisseaux accostés ils ont rempli
Des plis crissés sous les yeux hagards
Ils ont disparus sous les vagues d'océans
Bien servis ils se sont servis de toi
Oh Afrique mon Afrique
Des fruits mûrs ils ont emporté
Des enfants affamé dans les cours
Des femmes enceintes dans les prêts
Ils ont pris tout, richesses et âmes
Oh Afrique mon Afrique
En t'imposant des systèmes évasifs
Afrique mon Afrique et mon âme
Que te reste-il en fin mon Afrique ?
Réveille-toi mon Afrique
Car ces hommes venus de loin
Et loin ils ne veulent plus partir
Le pillage n'est pas encore fini
Ils sont encore là près de toi
Afrique mon Afrique
Ils ont des armes qui tuent
Tuer est devenu presque un jeu
Et viennent le soir les pompiers
Qu'ils envoient pour encore piller
Dans leur vêtement humanitaire
Oh Afrique chère Afrique où es tu ?
Tes richesses, tes enfants tes femmes
Sous les flammes des armes vendues
A l'Afrique qui se meurt et meurtri
Tandis que les bosses se moquent
Les richesses amassées en monceaux
Pillée par ses propres enfants
Mon Afrique, oh mon Afrique !
Où sont les Bongo et les Nguesso
Qui se disputent l'honneur et ta dignité
Comme Dos Santos la dignité volée
Tes enfants meurent sur les routes
Tous partis sur la route de l'immigration
Oh Afrique mon Afrique que sens-tu ?
Ces Hommes Africains-Blancs sont là
Et les Premiers émigrés te reviennent
Qu'est-ce qu'ils ont la mémoire courte !
Puis accompagnés les expulsés courent
Ou meurent étouffés sous le regard des autres
Les coopérant s'installent et regardent
Ce sont des experts qui guident les autres
Les maîtres parmi les maîtres en Afrique
Les immigrés deviennent envahisseurs
Des pilleurs de jobs d'autres maîtres
Oh pleure mon Afrique tu vas mal
Tes enfants deviennent soldats,
Ces enfants dressés pour perpétuer
Et détruire l'Afrique mon Afrique
Afrique ils ne veulent plus de toi
En 2007, ils appellent tes enfants
Afrique mon Afrique
Ils t'ont accordé l'indépendance
Mais il gardent ferme l'injustice
Afrique mon Afrique
Pour que jamais tu ne t'en sorte
Oh mon Afrique réveille toi !
La colonisation continue et toi donc !
Afrique mon Afrique
Ils viennent chez toi quand ils veulent
Alors que toi chez eux tu es immigrée
Chez toi pas besoin de visas ou pas de tout
Chez eux les visas pour toi on ne peut jamais
Toi immigrée éternelle Mon Afrique ?
Tes pleurs de victimes ne sécheront
Réveille-toi mon Afrique
Sékou Bayo
18 avril 2008
29 avril : La Marche des Sans Papiers arrivent à Amiens
MARCHE
NATIONALE DU CSP59 DE LILLE A PARIS
DU
19 avril AU 10 mai (Saint Ambroise à la Bastille) :
12eme
anniversaire de Saint Ambroise
étape à Amiens le 29 Avril
25.000 NON aux expulsions,
25.000 OUI à la Régularisation,
Régularisez les grévistes de la
faim de Lille,
Régularisez tous les sans papiers !
Les sans
papiers du CSP59 (Comité des Sans Papiers du Nord) ont décidé de marcher de Lille à Paris, du samedi 19 avril au
samedi 10 mai 2008, à l'occasion du 12éme anniversaire de la sortie de l'ombre,
le 18 mars 1996, « des Saint Ambroise ».
Les sans papiers du CSP59 sont confrontés à un acharnement répressif du Préfet du Nord, ex-secrétaire général du Ministère de l'intérieur sous Sarkozy.
Depuis le 15 juin 2007 à aujourd'hui les arrestations, mauvais traitements, expulsions, blocages des dossiers, arrestations et mises en garde à vue des militants se succèdent à Lille.
Le Préfet
du Nord a exclu le CSP59 de la nouvelle commission de réexamen des dossiers
qu'il a installé par arrêté et une véritable pression judiciaire et policière
est organisée contre les militants.
Le Préfet du Nord a annoncé la « clôture du réexamen avec bienveillance » en laissant sur le carreau 27 ex-grévistes, ce qui est inacceptable, engagement qu'il avait pris au mois d'août 2007 pour obtenir la suspension de la grève de la faim.
A LILLE,
TOUT EST PERMIS, N'IMPORTE QUOI EST PERMIS CONTRE LES SANS PAPIERS ET MILITANTS !
Tout est
permis et n'importe quoi est permis pour criminaliser et faire disparaître le
CSP59.
Mais la résistance, la mobilisation des sans papiers et soutiens ont permis la régularisation de 29 sur les 56 grévistes de la faim.
Devant ces forfaits préfectoraux contre l'état de droit, devant ces graves atteintes aux valeurs et principes de la République, aux droits élémentaires de l'humain et à la Constitution, les sans papiers ont décidé d'organiser la marche nationale de protestation de Lille à Paris, du 19 avril au 10 mai 2008.
Les sans papiers et soutiens marcheurs (une trentaine) demandent à être reçus à Paris à l'Elysée par le Président de la République ou par M. Hortefeux le Ministre chargé de l'immigration.
Les sans papiers et soutiens veulent expliquer la légitimité de la revendication de régularisation de tous les grévistes de la faim, y compris les expulsés, et la régularisation des sans papiers annoncés régularisés dont les dossiers sont bloqués par chantage contre le CSP59.
La politique
de la chasse à l'homme, des chiffres et quotas d'expulsions est indigne du pays
berceau des droits de l'homme. La France ne peut devenir un pays xénophobe dans
lequel l'Etat obéit aux désirs et à la volonté des racistes et fascistes du
Front national.
La marche
revendique :
- Régularisation
de tous les sans papiers avec la carte de 10 ans
- Arrêt de la chasse à l'homme, de la
politique des chiffres et des quotas
d'expulsions
- Non à la discrimination ethnique dans
l'application du critère
travail pour régulariser
- Fermeture
des centres de rétention
- Suppression
du Ministère de l'identité raciste pour un Ministère de l'égalité des droits
09 avril 2008
L'HUMANITE
Si vous nous dites qu'on est des étrangers
Et vous donc, qui êtes vous, amis chers ?
Alors qu'on est sur la même terre
Et qu'on retournera en poussière
Nous sommes tous des passagères
Qui vivent, qui combattent à chaque galère
Toutes choses à ses fins
Nos plaisirs, nos doutes, nos chemins
Pourquoi ne pas profiter de nous tendre la main
Et de faire des choses en commun
On sait tous que chaque personne cherche son bien
Alors pourquoi les autres ne méritent rien ?
En sachant que quels que soit nos pays
On est tous pareils dans cette vie
Pourquoi tant de haine
Et faire toute une histoire de scène
Pourquoi distinguer, humilier, repousser
Alors qu'il n'y a pas de couleurs pour s'aimer
On dit toujours : Vive la France !
C'est vrai qu'elle en a de la chance
Mais la France ne serait pas telle qu'elle est
S'il n'y avait pas eu d'immigrés :
Reconstruction du pays, tirailleurs sénégalais.
On a tous le même coeur
Mais chacun a son bonheur
On a tous le même sang
Qu'il soit gris, jaune, rouge, noir ou blanc
Alors où est le droit de l'homme ?
Il s'est volatilisé ou effacé avec une gomme.
Une chose est sure
On affronte le plus dur
Car on est fière d'être nous
Et on est prêt à combattre jusqu'au bout
Quels que soient les lois et le pouvoir
Demain, c'est encore un autre jour d'espoir
Pour la victoire
(Ghislaine)
La France que j'aime
C'est la France qui ne m'aime pas,
C'est la France qui me rejette
Alors que la France avait besoin de moi.
La France ne voyait pas ma couleur quand elle s'appelait la Mère patrie !
Cette France là n'a plus besoin de moi :
La France invente l'immigration choisie
Alors que je me suis enfui en pleurs vers cette France
En espérant y sécher mes larmes !
La France j'y suis arrivé il y a longtemps
La France en qui j'avais mis mon espoir
C'est cette France là qui me désespère
C'est cette France là qui me chasse
Parce que je n'ai pas de carte de séjour.
C'est à cause de cela que je suis humilié par la France :
Du papier pour quoi faire ? Pour faire une différence ?
Quand j'entendais partout : droits de l'Homme,
c'est la France qui me parlait
Pour moi tous les droits étaient respectés en France.
Mais quand je suis arrivé, on m'a parlé d'autre chose !
Malgré les blessures et les humiliations je continue à aimer la France :
Je me suis fait des amis en France,
Amis qui me soutiennent malgré mon désespoir.
Continuez à m'encourager, Amis,
Grâce à vous je vais continuer à aimer la France.
Je vous aime, mes amis, vous qui êtes adorables
Et merci pour tout.
Bayo Sekou
01 avril 2008
Manif 5 Avril 2008 : Contre la Xenophobie d'Etat
Rassemblement, place
Gambetta à Amiens Samedi 5 avril à 15H,
Journée nationale et locale à l’initiative du Comité « Unis contre l’Immigration Jetable »,des Réseaux Education Sans Frontières et des Collectifs de Sans Papiers
La France, c’est celles et ceux qui y
vivent
Quelle que soit notre origine,
notre nationalité, notre couleur de peau, avec ou sans papiers
La xénophobie d’Etat tue les droits de tous et porte atteinte aux
libertés de tous
Français-Immigrés: égalité
et solidarité !
La société
démocratique et solidaire à laquelle nous aspirons exige :
+ L’arrêt de la chasse aux sans-papiers, des rafles et des
poursuites contre les soutiens
+ L’arrêt des expulsions et la fermeture des centres de rétention
+ L’abrogation des lois stigmatisant les migrants et bafouant
leurs droits
+ L’abandon des projets gouvernementaux sur la justice d’exception
et les quotas
+ La suppression du ministère de «l’identité nationale»
+ Le droit au logement, à la santé, à l’éducation et au travail
pour toutes et tous
+ Des droits pour les femmes migrantes qui favorisent leur
autonomie
+ La régularisation des sans papiers
+ Une politique d’accueil des étrangers leur permettant de vivre
dignement en France
+La mise en œuvre d’une autre politique européenne, à l’opposé de
l’Europe forteresse
05 février 2008
Piéce de Théatre "Rescapée"
L'association Vie Brisée a le plaisir de vous convier à la représentation de la pièce de théâtre Rescapée, créer par Josué MAVUEMBA WAMBA, mise en scène de MAVIKANA BADINGA le :
Mardi 5 Février 2008 à 15h30, au Lycée Privée St-Rémi (près de la place Gambetta)
Entrée Libre.
"Rescapée"
est inspirée de vrais parcours de réfugiés ressortissants de pays en
guerre, vivant actuellement en France, entre désespoir et révolte.
C'est l'histoire d'une femme, assourdie par le bruit des armes, qui se
voit obligée de fuir son village seule, sans ses enfants ni son mari.
Après
un long parcours plein d'obstacles, l'errance dans la forêt, la
traversée du fleuve, la course en plein désert,... cette femme aidée
par la Croix Rouge Française, arrive en France.
Ici, la femme n'est
pas au bout de ses peines. Elle est de nouveau confrontée à des
difficultés liées à l'accueil des étrangers, l'insertion et l'exclusion.
La pièce est agrémentée par des chants et danses !
03 février 2008
Directive Rétention et Expulsion : Réponse d'une Députée Européene
Le Collectif Amienois des Sans Papiers a interpellé différents Députés Européens à propos du projet de directive européene concernant la rétention et l'expulsion des personnes Sans Papiers.
Ce projet comprend notamment la possibilité d'enfermer un Sans Papiers pendant 18 mois dans un centre de rétention !
Ci dessous la réponse d'Adeline HAZAN Députée au Parlement Européen membre du groupe PSE :
Madame, Monsieur,
Dans un récent courrier vous m'avez fait part de vos préoccupations concernant le projet de directive du Parlement européen et du Conseil relative aux normes et procédures communes applicables dans les États membres au retour des ressortissants de pays tiers en séjour irrégulier (COM 2005-0391). Aussi je tenais à vous informer des éléments suivants.
La commission des Libertés civiles, de la Justice et des affaires intérieures qui a suivi ce dossier depuis septembre 2005. Elle a désigné Monsieur Manfred WEBER, député PPE allemand, comme rapporteur sur ce dossier.
De mon côté, j'ai eu l'occasion de suivre de près ce dossier en tant que rapporteur pour le Groupe des Socialistes européens. La commission des Libertés a adopté, le 12 septembre dernier, un certain nombre d'amendements au texte originel (rapport Weber A6-0339/2007), permettant des avancées conséquentes sur les garanties apportées aux personnes retenues dans les États membres
européens. Il était en effet crucial de renforcer le volet humain de la proposition de la Commission européenne par rapport à son volet répressif, et plusieurs points montrent que nous y sommes parvenus :
- les expulsions collectives sont empêchées ;
- la situation des ressortissants de pays tiers faisant l'objet d'une procédure d'expulsion sera examinée au cas par cas, en tenant compte de critères individuels et objectifs ;
- contrairement à la proposition initiale qui envisageait de renvoyer les ressortissants de pays tiers dans n'importe quel pays tiers, nous avons obtenu que cela soit limité au pays d'origine ou à un Etat de transit dans lequel le ressortissant d'un pays tiers a des liens solidement établis;
- les mineurs non accompagnés ne pourront pas être expulsés ,
- l'intérêt supérieur de l'enfant devra être pris en compte à tous les stades de la procédure la priorité est donnée au retour volontaire, avec un délai de 4 semaines au moins ;
- l'interdiction de réadmission n'est pas systématique et est révisable, contrairement au projet originel ;
- des voies de recours sont prévues ;
- une définition précise du risque de fuite est introduite pour éviter tout abus de cette notion permettant le placement en rétention ;
- une révision par un juge de la situation en rétention est prévue dans les 48 heures suivant l'arrivée en centre de rétention, puis au moins une fois par mois ;
- les ONG ont accès librement aux centres de rétention et peuvent porter assistance aux personnes retenues ;
- les personnes gravement malades ne pourront pas être renvoyées vers des pays où elles ne pourraient pas recevoir de soins.
Cette liste n'est pas exhaustive et je vous invite à prendre connaissance du rapport disponible à l'adresse suivante :
http://www.europarl.europa.eu/sides/getDoc.do?type=REPORT&reference=A6-2007-0339&language=FR&mode=XML
D'une manière générale, avec mon groupe politique, le PSE, nous nous sommes battus pour que les conditions de rétention de ces migrants respectent la dignité humaine, et ce partout en Europe, en tenant compte des disparités d'un pays à un autre.
Nos efforts n'ont cependant pas permis de modifier de façon satisfaisante la question relative à la durée de rétention, fixée actuellement à 18 mois maximum (amendement 60). Au cours des négociations avec les autres groupes politiques j'ai toujours insisté sur le fait que si les autorités ne sont pas parvenues à renvoyer une personne dans la première semaine, la prolongation de ce délai s'avèrera le plus souvent inutile. Mon Groupe a voté pour une durée maximale de 3 mois mais l'alliance du PSE avec les Verts et la GUE sur cette question n'a pas suffi face à une majorité PPEADLE en faveur des 18 mois maximum.
A ce stade, et même si cette dernière disposition ne me parait pas du tout satisfaisante, je ne peux toutefois pas m'engager sur un rejet du texte dans sa globalité au jour d'aujourd'hui. En effet, je considère que la partie n'est pas encore perdue et que nous devons bien au contraire poursuivre nos efforts en participant pleinement aux discussions en cours et en travaillant pour changer ce texte qui, par ailleurs, offrirait de réelles garanties pour les personnes expulsables dans tous les Etats membres de l'Union européenne. comme indiqué plus haut.
Jugeant la durée de 18 mois inacceptable, disproportionnée et inefficace, le groupe des Socialistes européens a apporté, le 9 janvier dernier, son soutien à la position ferme que j'ai défendue, à savoir se battre pour une durée maximale de 3 mois.
Le vote en plénière, après plusieurs reports, ne devrait finalement intervenir que dans la semaine du 19 mai prochain à Strasbourg, le rapporteur souhaitant se donner encore du temps pour un possible accord en première lecture avec le Conseil (représentant les Etats membres de l'UE et partageant le pouvoir législatif à égalité avec le Parlement européen dans le présent dossier).
Vous devez également savoir que le projet de la Commission européenne a été très mal accueilli par le Conseil qui le juge bien trop laxiste à son goût et s'est peu empressé d'en discuter ces derniers mois. Il est évident que si ces discussions devaient trop nous éloigner des amendements positifs adoptés par la commission des Libertés et si elles devaient prendre une tournure exclusivement répressive, nous serions difficilement en mesure de soutenir un tel texte.
En espérant que nos positions communes pourront être partagées par la majorité des parlementaires ainsi que par les gouvernements au Conseil, je vous prie de croire, Madame, Monsieur, en l'expression de ma considération distinguée.
Adeline HAZAN, Députée européenne
22 janvier 2008
Fête du Collectif des Sans Papiers
Le collectif amiénois des Sans Papiers organise une fête le :
Mardi 22 janvier
à partir de 17H30
salle Vallée St Ladres, rue Michel Ange.
Bus n°3 parking
Covoiturage possible pour le retour
Nous partagerons :
- Une pièce de théâtre : "Rescapé" (monté par l'association Vie Brisée),
- Chorba et Harira,
- des cadeaux pour les enfants
- de vrais moments de détente...
Chacun peut apporter desserts ou boissons
L'entrée est à Prix Libre.
18 janvier 2008
Pétition : MIGRANT, PAS ESCLAVE !
DÉCLARATION DE LA XIème ASSEMBLÉE GÉNÉRALE D’EMMAÜS INTERNATIONAL
SUR LA LIBRE CIRCULATION DES CITOYENS
Face à l’accroissement des violations des droits de l’homme, des effets des catastrophes naturelles, des situations de guerre, des difficultés économiques et aux restrictions grandissantes en matière de circulation des personnes dans de nombreuses régions du monde dont sont particulièrement victimes les populations les moins favorisées,
- Face à des politiques migratoires qui poussent les migrants à risquer leur vie, hiérarchisent l'homme selon sa valeur économique au mépris des conventions internationales, du devoir d'accueil et du respect des droits fondamentaux,
- Face aux répressions et expulsions dont sont victimes les familles, les travailleurs, les étudiants, les enfants, alors que dans le même temps le libre échange est partout en vigueur pour les biens marchands et les capitaux,
Les groupes Emmaüs du monde, rassemblés à Sarajevo (Bosnie-Herzégovine) à l’occasion de leur XIème assemblée générale :
- condamnent la transformation des politiques de migrations en politiques policières vis-à-vis des migrants partout où elles sont opérées,
- exigent l’application des conventions internationales,
- réaffirment le droit à la libre circulation des personnes comme un droit fondamental,
Et appellent en conséquence tous les citoyens, toutes les associations et organisations de la société civile du monde, à défendre et pratiquer l’accueil inconditionnel, principe fondamental du mouvement Emmaüs.
Sarajevo, le 13 octobre 2007.
Signer cette pétition : www.migrantpasesclave.org
31 décembre 2007
REPRESSION AU CENTRE DE RETENTION DE VINCENNES
une cinquantaine de CRS sont entres dans le centre de retention pour
mater la revolte et faire sortir de la cour ceux qui refusaient de
rentrer dans les chambres. Au telephone, on entend des cris et des
coups... un mec s'est fait tabasser a coups de casque et ne bouge plus,
plusieurs blesses, ca hurle dans tous les sens ! ! ! !
demain il devrait y avoir une conference de presse au Mesnil Amelot je
crois... il est vital de faire circuler au maximum ce qui se passe au
centre de Vincennes et la repression qu'ils sont en train de subir. Se
preparer aussi eventuellement contre des tentatives d'expulsions
BRISONS LA REPRESSION ! ! !
DANS LES CENTRES DE RETENTIONS, LA RÉVOLTE A COMMENCÉ
Le 15 décembre une révolte a commencé au centre de rétention du
Mesnil-Amelot : cahiers de doléances, revendications écrites sur les
vêtements, refus d'entrer dans les chambres, grève de la faim… Elle
s'est étendue au centre de rétention de Vincennes où de nombreux
sans-papiers ont rejoint la grève de la faim et refusé de rentrer dans
leurs chambres. La répression n'a pas tardé. 150 CRS sont entrés dans le
centre de rétention pour les réprimer. On compte trois blessés parmi les
grévistes. La police a refusé d'appeler le Samu. Certaines personnes ont
été isolés. Mais les grévistes ont exprimé leur détermination à ne pas
céder.
En cette fin d'année, les préfets ont reçu le message d'accélérer les
rafles pour atteindre le chiffre de 25000 expulsions fixé par le
ministère de Hortefeux. Le harcèlement quotidien des sans-papiers s'est
encore accentué. Les arrestations ont lieu partout : lors de démarches
administratives, dans les préfectures, les commissariats, devant des
consulats, les écoles, au travail, dans la rue, le métro, aux domiciles…
À Rennes, à Bordeaux, à Paris et un peu partout en France et en Europe,
ces derniers mois ont vu de fortes mobilisations contre les centres de
rétention. Donnons de l'ampleur à ce mouvement. Soutenons la révolte des
sans papiers. Agissons maintenant pour la fermeture de tous les centres
de rétentions.
LA RÉVOLTE A COMMENCÉ…
Premiers signataires : 9ème Collectif des Sans-Papiers, Sierra Maestra,
Témoignage au CRA de Vincennes le 30 décembre 2007.
« Nous ne sommes pas des bêtes sauvages, ni des chiens ! »
Il y a à peu près un mois, un sans papier s'est évadé du centre de
rétention de Vincennes. Depuis cet évènement, les policiers sont
particulièrement énervés et virulents envers les « retenus ». Par
exemple, ils entrent dans les chambres pour faire des fouilles à
n'importe quelle heure de la nuit, ils font entre 8 à 10 rondes par 24
heures, au lieu de 3 habituellement. Suite à cette évasion, les
policiers ont eu pour ordre de dénombrer, tous les soirs, les
sans-papiers pour vérifier qu'aucun ne s'est enfui. Avant hier, les
retenus n'ont pas accepté de se faire comptabiliser comme du bétail et
ont refusé de remonter dans leur chambre. Les policiers ont appelé les
CRS en renfort qui ont passé une partie de la nuit à Vincennes. Hier
soir, routine. Les policiers exécutent leur tour de surveillance et
accusent un homme en train de fumer d¹avoir fait entrer un briquet en
rétention. Ils le menottent pour l¹emmener en isolement. Les autres sans
papiers jugent cet acte injustifié et interpellent à leur tour les
policiers pour leur demander de le relâcher. Ils font valoir leurs
droits et leur refus de l'arbitraire. Mouvement de masse, violences
policières, au final, il y a trois blessés légers parmi les retenus. Ils
ont vu un médecin, apparemment pas de jambe cassée. Les CRS sont revenus
en renfort et sont restés jusqu'à 4 heures du matin.
Ces incidents se situent dans un contexte plus général puisque c¹est
suite au transfert d¹un sans papier de Roissy vers Vincennes que les
informations sur les évènements de Mesnil Amelot ont circulé et qu'une
grève de la faim a commencé il y a trois jours : sur approximativement
260 personnes retenues réparties dans les deux centres de Vincennes, la
moitié serait en grève de la faim aujourd'hui.
Depuis trois nuits, les retenus se mobilisent pour dénoncer les
conditions de rétention déplorables : un simple filet d'eau chaude dans
les douches, du chauffage parcellaire, mise en isolement sans motif,
humiliations et violences policières gratuites, destination d'expulsion
parfois arbitraire (un Algérien devait aujourd'hui être expulsé vers le
Maroc, il ne serait pas sorti du centre de rétention suite aux
mobilisations de ses collègues sans papiers), et encore non respect de
la dignité et des droits de l'homme... Les retenus dénoncent aussi les
pratiques du personnel médical : des jours pour obtenir un simple
doliprane, des maladies contagieuses qui se transmettent à profusion. Un
sans papier explique que "les docteurs préfèrent soigner leurs relations
avec la préfecture plutôt que de déclarer que les situations médicales
de certains retenus sont incompatibles avec la rétention". Au téléphone,
on entend des termes tels que « désobéissance civique » et le brouhaha
général présage d'une évolution mouvementée. Les sans papiers semblent
remontés, prêts à ne pas céder, d'autant plus qu'ils ont réussi à éviter
une expulsion aujourd'hui, ils sont soutenus à l¹extérieur, forts de
leurs dénonciations, par contre, et à mon avis à juste titre, ils
« redoutent le pire pour ce soir ».

