Collectif des Sans Papiers de la Somme

Site du Collectif Amienois des Sans Papiers, Amiens, Somme, Picardie, France, Europe, Terre. Réunions tous les mardis à 18h30, Salle Dewailly (près du Coliseum), Amiens. casp(at)ml.free.fr remplaçer (at) par @

05 février 2008

Piéce de Théatre "Rescapée"

L'association Vie Brisée a le plaisir de vous convier à la représentation de la pièce de théâtre Rescapée, créer par Josué MAVUEMBA WAMBA, mise en scène de MAVIKANA BADINGA le :

Mardi 5 Février 2008 à 15h30, au Lycée Privée St-Rémi (près de la place Gambetta)

Entrée Libre.

Rescap_e_021"Rescapée" est inspirée de vrais parcours de réfugiés ressortissants de pays en guerre, vivant actuellement en France, entre désespoir et révolte. C'est l'histoire d'une femme, assourdie par le bruit des armes, qui se voit obligée de fuir son village seule, sans ses enfants ni son mari.
Après un long parcours plein d'obstacles, l'errance dans la forêt, la traversée du fleuve, la course en plein désert,... cette femme aidée par la Croix Rouge Française, arrive en France.
Ici, la femme n'est pas au bout de ses peines. Elle est de nouveau confrontée à des difficultés liées à l'accueil des étrangers, l'insertion et l'exclusion.
La pièce est agrémentée par des chants et danses !

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03 février 2008

Directive Rétention et Expulsion : Réponse d'une Députée Européene

Le Collectif Amienois des Sans Papiers a interpellé différents Députés Européens à propos du projet de directive européene concernant la rétention et l'expulsion des personnes Sans Papiers.
Ce projet comprend notamment la possibilité d'enfermer un Sans Papiers pendant 18 mois dans un centre de rétention !

Ci dessous la réponse d'Adeline HAZAN Députée au Parlement Européen membre du groupe PSE :

Lettre_AdelineHazan_Page1.pdf

Lettre_AdelineHazan_Page2.pdf

Madame, Monsieur,

Dans un récent courrier vous m'avez fait part de vos préoccupations concernant le projet de directive du Parlement européen et du Conseil relative aux normes et procédures communes applicables dans les États membres au retour des ressortissants de pays tiers en séjour irrégulier (COM 2005-0391). Aussi je tenais à vous informer des éléments suivants.

La commission des Libertés civiles, de la Justice et des affaires intérieures qui a suivi ce dossier depuis septembre 2005. Elle a désigné Monsieur Manfred WEBER, député PPE allemand, comme rapporteur sur ce dossier.
De mon côté, j'ai eu l'occasion de suivre de près ce dossier en tant que rapporteur pour le Groupe des Socialistes européens. La commission des Libertés a adopté, le 12 septembre dernier, un certain nombre d'amendements au texte originel (rapport Weber A6-0339/2007), permettant des avancées conséquentes sur les garanties apportées aux personnes retenues dans les États membres européens. Il était en effet crucial de renforcer le volet humain de la proposition de la Commission européenne par rapport à son volet répressif, et plusieurs points montrent que nous y sommes parvenus :

  • les expulsions collectives sont empêchées ;
  • la situation des ressortissants de pays tiers faisant l'objet d'une procédure d'expulsion sera examinée au cas par cas, en tenant compte de critères individuels et objectifs ;
  • contrairement à la proposition initiale qui envisageait de renvoyer les ressortissants de pays tiers dans n'importe quel pays tiers, nous avons obtenu que cela soit limité au pays d'origine ou à un Etat de transit dans lequel le ressortissant d'un pays tiers a des liens solidement établis;
  • les mineurs non accompagnés ne pourront pas être expulsés ,
  • l'intérêt supérieur de l'enfant devra être pris en compte à tous les stades de la procédure la priorité est donnée au retour volontaire, avec un délai de 4 semaines au moins ;
  • l'interdiction de réadmission n'est pas systématique et est révisable, contrairement au projet originel ;
  • des voies de recours sont prévues ;
  • une définition précise du risque de fuite est introduite pour éviter tout abus de cette notion permettant le placement en rétention ;
  • une révision par un juge de la situation en rétention est prévue dans les 48 heures suivant l'arrivée en centre de rétention, puis au moins une fois par mois ;
  • les ONG ont accès librement aux centres de rétention et peuvent porter assistance aux personnes retenues ;
  • les personnes gravement malades ne pourront pas être renvoyées vers des pays où elles ne pourraient pas recevoir de soins.

Cette liste n'est pas exhaustive et je vous invite à prendre connaissance du rapport disponible à l'adresse suivante :
http://www.europarl.europa.eu/sides/getDoc.do?type=REPORT&reference=A6-2007-0339&language=FR&mode=XML

D'une manière générale, avec mon groupe politique, le PSE, nous nous sommes battus pour que les conditions de rétention de ces migrants respectent la dignité humaine, et ce partout en Europe, en tenant compte des disparités d'un pays à un autre.

Nos efforts n'ont cependant pas permis de modifier de façon satisfaisante la question relative à la durée de rétention, fixée actuellement à 18 mois maximum (amendement 60). Au cours des négociations avec les autres groupes politiques j'ai toujours insisté sur le fait que si les autorités ne sont pas parvenues à renvoyer une personne dans la première semaine, la prolongation de ce délai s'avèrera le plus souvent inutile. Mon Groupe a voté pour une durée maximale de 3 mois mais l'alliance du PSE avec les Verts et la GUE sur cette question n'a pas suffi face à une majorité PPE­ADLE en faveur des 18 mois maximum.

A ce stade, et même si cette dernière disposition ne me parait pas du tout satisfaisante, je ne peux toutefois pas m'engager sur un rejet du texte dans sa globalité au jour d'aujourd'hui. En effet, je considère que la partie n'est pas encore perdue et que nous devons bien au contraire poursuivre nos efforts en participant pleinement aux discussions en cours et en travaillant pour changer ce texte qui, par ailleurs, offrirait de réelles garanties pour les personnes expulsables dans tous les Etats membres de l'Union européenne. comme indiqué plus haut.

Jugeant la durée de 18 mois inacceptable, disproportionnée et inefficace, le groupe des Socialistes européens a apporté, le 9 janvier dernier, son soutien à la position ferme que j'ai défendue, à savoir se battre pour une durée maximale de 3 mois.

Le vote en plénière, après plusieurs reports, ne devrait finalement intervenir que dans la semaine du 19 mai prochain à Strasbourg, le rapporteur souhaitant se donner encore du temps pour un possible accord en première lecture avec le Conseil (représentant les Etats membres de l'UE et partageant le pouvoir législatif à égalité avec le Parlement européen dans le présent dossier).

Vous devez également savoir que le projet de la Commission européenne a été très mal accueilli par le Conseil qui le juge bien trop laxiste à son goût et s'est peu empressé d'en discuter ces derniers mois. Il est évident que si ces discussions devaient trop nous éloigner des amendements positifs adoptés par la commission des Libertés et si elles devaient prendre une tournure exclusivement répressive, nous serions difficilement en mesure de soutenir un tel texte.

En espérant que nos positions communes pourront être partagées par la majorité des parlementaires ainsi que par les gouvernements au Conseil, je vous prie de croire, Madame, Monsieur, en l'expression de ma considération distinguée.

                                                                                                               
                                                                                                               Adeline HAZAN, Députée européenne

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22 janvier 2008

Fête du Collectif des Sans Papiers

Le collectif amiénois des Sans Papiers organise une fête le :

Mardi 22 janvier
à partir de 17H30
salle Vallée St Ladres, rue Michel Ange.
Bus n°3 parking
Covoiturage possible pour le retour


Nous partagerons :

  • Une pièce de théâtre : "Rescapé" (monté par l'association Vie Brisée),
  • Chorba et Harira,
  • des cadeaux pour les enfants
  • de vrais moments de détente...

Chacun peut apporter desserts ou boissons
L'entrée est à Prix Libre.

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18 janvier 2008

Pétition : MIGRANT, PAS ESCLAVE !

DÉCLARATION DE LA XIème ASSEMBLÉE GÉNÉRALE D’EMMAÜS INTERNATIONAL
SUR LA LIBRE CIRCULATION DES CITOYENS

  • affiche_thFace à l’accroissement des violations des droits de l’homme, des effets des catastrophes naturelles, des situations de guerre, des difficultés économiques et aux restrictions grandissantes en matière de circulation des personnes dans de nombreuses régions du monde dont sont particulièrement victimes les populations les moins favorisées,
  • Face à des politiques migratoires qui poussent les migrants à risquer leur vie, hiérarchisent l'homme selon sa valeur économique au mépris des conventions internationales, du devoir d'accueil et du respect des droits fondamentaux,
  • Face aux répressions et expulsions dont sont victimes les familles, les travailleurs, les étudiants, les enfants, alors que dans le même temps le libre échange est partout en vigueur pour les biens marchands et les capitaux,

Les groupes Emmaüs du monde, rassemblés à Sarajevo (Bosnie-Herzégovine) à l’occasion de leur XIème assemblée générale :

  • condamnent la transformation des politiques de migrations en politiques policières vis-à-vis des migrants partout où elles sont opérées,
  • exigent l’application des conventions internationales,
  • réaffirment le droit à la libre circulation des personnes comme un droit fondamental,

Et appellent en conséquence tous les citoyens, toutes les associations et organisations de la société civile du monde, à défendre et pratiquer l’accueil inconditionnel, principe fondamental du mouvement Emmaüs.

Sarajevo, le 13 octobre 2007.

Signer cette pétition : www.migrantpasesclave.org

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31 décembre 2007

REPRESSION AU CENTRE DE RETENTION DE VINCENNES

une cinquantaine de CRS sont entres dans le centre de retention pour
mater la revolte et faire sortir de la cour ceux qui refusaient de
rentrer dans les chambres. Au telephone, on entend des cris et des
coups... un mec s'est fait tabasser a coups de casque et ne bouge plus,
plusieurs blesses, ca hurle dans tous les sens ! ! ! !

demain il devrait y avoir une conference de presse au Mesnil Amelot je
crois... il est vital de faire circuler au maximum ce qui se passe au
centre de Vincennes et la repression qu'ils sont en train de subir. Se
preparer aussi eventuellement contre des tentatives d'expulsions
BRISONS LA REPRESSION ! ! !

DANS LES CENTRES DE RETENTIONS, LA RÉVOLTE A COMMENCÉ

Le 15 décembre une révolte a commencé au centre de rétention du
Mesnil-Amelot : cahiers de doléances, revendications écrites sur les
vêtements, refus d'entrer dans les chambres, grève de la faim… Elle
s'est étendue au centre de rétention de Vincennes où de nombreux
sans-papiers ont rejoint la grève de la faim et refusé de rentrer dans
leurs chambres. La répression n'a pas tardé. 150 CRS sont entrés dans le
centre de rétention pour les réprimer. On compte trois blessés parmi les
grévistes. La police a refusé d'appeler le Samu. Certaines personnes ont
été isolés. Mais les grévistes ont exprimé leur détermination à ne pas
céder.

En cette fin d'année, les préfets ont reçu le message d'accélérer les
rafles pour atteindre le chiffre de 25000 expulsions fixé par le
ministère de Hortefeux. Le harcèlement quotidien des sans-papiers s'est
encore accentué. Les arrestations ont lieu partout : lors de démarches
administratives, dans les préfectures, les commissariats, devant des
consulats, les écoles, au travail, dans la rue, le métro, aux domiciles…

À Rennes, à Bordeaux, à Paris et un peu partout en France et en Europe,
ces derniers mois ont vu de fortes mobilisations contre les centres de
rétention. Donnons de l'ampleur à ce mouvement. Soutenons la révolte des
sans papiers. Agissons maintenant pour la fermeture de tous les centres
de rétentions.

LA RÉVOLTE A COMMENCÉ…

Premiers signataires : 9ème Collectif des Sans-Papiers, Sierra Maestra,


Témoignage au CRA de Vincennes le 30 décembre 2007.

« Nous ne sommes pas des bêtes sauvages, ni des chiens ! »

Il y a à peu près un mois, un sans papier s'est évadé du centre de
rétention de Vincennes. Depuis cet évènement, les policiers sont
particulièrement énervés et virulents envers les « retenus ». Par
exemple, ils entrent dans les chambres pour faire des fouilles à
n'importe quelle heure de la nuit, ils font entre 8 à 10 rondes par 24
heures, au lieu de 3 habituellement. Suite à cette évasion, les
policiers ont eu pour ordre de dénombrer, tous les soirs, les
sans-papiers pour vérifier qu'aucun ne s'est enfui. Avant hier, les
retenus n'ont pas accepté de se faire comptabiliser comme du bétail et
ont refusé de remonter dans leur chambre. Les policiers ont appelé les
CRS en renfort qui ont passé une partie de la nuit à Vincennes. Hier
soir, routine. Les policiers exécutent leur tour de surveillance et
accusent un homme en train de fumer d¹avoir fait entrer un briquet en
rétention. Ils le menottent pour l¹emmener en isolement. Les autres sans
papiers jugent cet acte injustifié et interpellent à leur tour les
policiers pour leur demander de le relâcher. Ils font valoir leurs
droits et leur refus de l'arbitraire. Mouvement de masse, violences
policières, au final, il y a trois blessés légers parmi les retenus. Ils
ont vu un médecin, apparemment pas de jambe cassée. Les CRS sont revenus
en renfort et sont restés jusqu'à 4 heures du matin.

Ces incidents se situent dans un contexte plus général puisque c¹est
suite au transfert d¹un sans papier de Roissy vers Vincennes que les
informations sur les évènements de Mesnil Amelot ont circulé et qu'une
grève de la faim a commencé il y a trois jours : sur approximativement
260 personnes retenues réparties dans les deux centres de Vincennes, la
moitié serait en grève de la faim aujourd'hui.

Depuis trois nuits, les retenus se mobilisent pour dénoncer les
conditions de rétention déplorables : un simple filet d'eau chaude dans
les douches, du chauffage parcellaire, mise en isolement sans motif,
humiliations et violences policières gratuites, destination d'expulsion
parfois arbitraire (un Algérien devait aujourd'hui être expulsé vers le
Maroc, il ne serait pas sorti du centre de rétention suite aux
mobilisations de ses collègues sans papiers), et encore non respect de
la dignité et des droits de l'homme... Les retenus dénoncent aussi les
pratiques du personnel médical : des jours pour obtenir un simple
doliprane, des maladies contagieuses qui se transmettent à profusion. Un
sans papier explique que "les docteurs préfèrent soigner leurs relations
avec la préfecture plutôt que de déclarer que les situations médicales
de certains retenus sont incompatibles avec la rétention". Au téléphone,
on entend des termes tels que « désobéissance civique » et le brouhaha
général présage d'une évolution mouvementée. Les sans papiers semblent
remontés, prêts à ne pas céder, d'autant plus qu'ils ont réussi à éviter
une expulsion aujourd'hui, ils sont soutenus à l¹extérieur, forts de
leurs dénonciations, par contre, et à mon avis à juste titre, ils
« redoutent le pire pour ce soir ».

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30 novembre 2007

Les Etudiants Solidaire des Sans Papiers !

Les étudiants mobilisés organise une manif de solidarité avec les sans papiers
Lundi 3 décembre à 17h00 Place Gambetta à Amiens.

Cette action répond à l'appel de la coordination national des étudiants qui représente légitimement tous les étudiants mobilisé contre la loi Pecresse.
Des actions de solidarité des étudiants avec les sans papiers auront donc lieu dans toutes les villes de France.

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05 novembre 2007

Piéce de Théatre : "Rescapée"

L'association Vie Brisée représente la pièce de théâtre Rescapée, créer par Josué MAVUEMBA WAMBA, mise en scène de MAVIKAN BADINGA le :

Vendredi 16 Novembre, Salle des Fêtes Place Théron, Saint Just en Chaussée

Cet évènement s'inscrit dans le cadre de l'action "Aux Couleurs de l'Afrique" qui se déroule du 8 au 24 novembre organisé par le Collectif Afrique de l'Oise qui regroupe 17 associations.

Rescap_e_021"Rescapée" est inspirée de vrais parcours de réfugiés ressortissants de pays en guerre, vivant actuellement en France, entre désespoir et révolte. C'est l'histoire d'une femme, assourdie par le bruit des armes, qui se voit obligée de fuir son village seule, sans ses enfants ni son mari.
Après un long parcours plein d'obstacles, l'errance dans la forêt, la traversée du fleuve, la course en plein désert,... cette femme aidée par la Croix Rouge Française, arrive en France.
Ici, la femme n'est pas au bout de ses peines. Elle est de nouveau confrontée à des difficultés liées à l'accueil des étrangers, l'insertion et l'exclusion.
La pièce est agrémentée par des chants et danses !

Création en partenariat avec le Conseil Régional et l'ACSE Picardie

Entrée : 5 euros, 3 euros moins de 15 ans
Renseignements et réservation : 03 44 78 72 90 ou 03 44 13 24 03

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20 octobre 2007

Bienvenue

Bienvenu sur le site du Collectif des Sans Papiers de la Somme

Ce site est destiné à rendre compte des actions et des revendications des Sans Papiers et de leurs soutiens.

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Piece de Theatre

Mardi 23 octobre 19h00
devant l'église St-Leu

Au lieu de se réunir Salle Maurice Honest comme tous les mardi, le collectif amienois des sans papiers a décider d'assister à une pièce de théâtre.

Avant la représentation nous jouerons nos "scenettes" pour sensibiliser la population aux difficultés rencontrés par les Sans Papiers.

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25 octobre 2006

Le Bilinguisme : Une richesse

Compte rendu du colloque sur le Bilinguisme organisé par le CASP le 25 octobre 2006.
Avec Jean Michel Eloi socio-linguiste, à l'université de Picardie Jules Verne directeur du laboratoire de l’ESCLAP
Thérèse Tati, professeur dans un collège d’Amiens. Accueillante des enfants primo arrivants ne parlant pas français.

Le Compte rendu : Colloque_Bilinguisme.pdf

Le Dossier réalisé par le CASP : Dossier_Bilinguisme.pdf

Une bibliographie sur le Bilinguisme : Bibliographie_Bilinguisme.pdf

Il y a 77 pays officiellement au minimum bilingues dont 20 en Europe. Ce qui veut dire que le nombre des personnes parlant plusieurs langues est supérieur à celui des personnes n’en parlant qu’une.

Par exemple, l’Inde reconnaît 18 langues officielles dans sa constitution. 3000 langues régulières et dialectes différents sont parlées par ses habitants.

La France métropolitaine a du mal a accepter ses langues régionales : breton, basque, alsacien. Mais dans les dom tom on parle créole. De même, pour les délivrances de carte de séjour, la circulaire ci-dessous nie la culture et la langue du Pays d'origine des migrants et de leurs enfants:



 

Circulaire n° : Paris, le à NOR/INT/K/06/00058/C 13 juin 2006

 

III- Réexamen de la situation en vue d’une admission au séjour à titre exceptionnel et humanitaire

 

Ce réexamen pourra vous conduire à admettre au séjour certaines familles, de manière exceptionnelle et humanitaire, dans l’intérêt des enfants, afin de leur permettre de sortir d’une situation de précarité et de pouvoir bénéficier des conditions d’une intégration satisfaisante en France.

 

Dans le cadre de votre pouvoir d’appréciation, vous pourrez utilement prendre en compte les critères suivants :

  • Résidence habituelle en France depuis au moins deux ans à la date de la publication de la présente circulaire d’au moins l’un des parents.
  • Scolarisation effective d’un de leurs enfants au moins, en France y compris en classe maternelle, au moins depuis septembre 2005 ;
  • Naissance en France d’un enfant ou résidence habituelle en France d’un enfant depuis qu’il a atteint au plus l’âge de treize ans.
  • Absence de lien de cet enfant avec le pays dont il a la nationalité
  • Contribution effective du ou des parents à l’entretien et à l’éducation de l’enfant dans les conditions prévues par l’article 371-2 du code civil depuis sa naissance ;
  • Réelle volonté d’intégration de ces familles, caractérisées notamment par, outre la scolarisation des enfants leur maîtrise du français, le suivi éducatif des enfants, le sérieux de leurs études et l’absence de trouble à l’ordre public.


 

               
 

 

 
 

 

 
 

 

 
 

« Passer d’une rive à   l’autre »

 

Que penser alors de l’obligation faite aux   migrants de parler le français dans le projet de loi sur l’immigration de M. Sarkozy ?

 

 

 

Des préjugés extrêmement nocifs pour les migrants et leurs enfants sont   renforcés à grande vitesse. Les linguistes ont montré que les enfants   apprennent plus facilement le français lorsqu’ils ont plaisir à parler leur   langue maternelle le soussou, le berbère, l’arabe ou le mandarin ! Dans   les populations d’enfants de migrants   qui réussissent très bien à l’école, j’ai pu mettre en évidence deux facteurs   importants : d’une part le bilinguisme additif (l’enfant maîtrise   également l’une et l’autre langue ainsi que les univers de représentations   associés) et d’autre part l’existence, dans le parcours de l’enfant, d’un   adulte. Un adulte qui servira d’initiateur dans l’apprentissage du nouveau   monde. Ces figures de guide permettent aux enfants de transcender ce qui les   vulnérabilise le plus, c'est-à-dire les clivages entre le monde de la maison   et l’extérieur.

 

Cette donnée est renforcée par un autre résultat que j’emprunte au   chercheur en sciences de l’éducation Bernard Charlot. Selon lui les élèves en   difficultés disent écouter la maîtresse alors que les élèves en réussite prétendent écouter   la leçon. J’ai voulu tester ce résultat sur les enfants de migrants. Il   semblerait que « l’effet maîtresse » soit plus important. Une   caractéristique que l’on doit aussi prendre en compte dans ces réussites   labiles de certains enfants de migrants, qui, alors qu’on les croyait   résistants à la difficulté, voire résilients, se cassent brutalement lors   d’un changement de classe ou d’enseignant.

 

Maire Rose Moro, ethnopsychiatre, extrait d’interview dans   le Monde de l’éducation de juillet août 2006

 
 

 

 

Définitions du bilinguisme


Il concerne :

  • Un individu qui se sert de 2 langues .
  • Une communauté où 2 langues sont employées
Les individus authentiquement bilingues sont également imprégnés des 2 cultures différentes indifféremment et dans tous les domaines
(Claude Stoll)

Il y a :
  • le bilinguisme simultané (enfant en contact avec 2 langues)
  • le bilinguisme consécutif (apprentissage d’une langue durant la scolarité)
  • le bilinguisme soustractif (une personne vit dans une communauté dans laquelle sa langue est minoritaire et jouit d’un statut moins élevé que la langue parlée par la communauté),
  • le bilinguisme adulte (acquisition spontanée par le contact avec la société qui parle cette langue), etc.…
www.familles bilingues.com

 

 
 

 

 
 

 

 


 

                 
 

 

 
 

 

 
 

 

 
 

«Aucun élève ne parlait la langue »

 

Je suis Savithri, enseignante dans une école située dans une forêt du   parc national de Nagarhole (état du   Karnataka –Inde-) où vivent les tribus Jenukurubura. La plupart de mes élèves   ne parlent que le jenundi, la langue tribale, je leur apprends aussi le   kanada, langue officielle de l’état. Cette école soutenue par le DEED-   Developpement trough education est une école « alternative »,   adaptée aux spécificités culturelles de mes élèves.

 

Au départ mes élèves refusaient de se rendre à l’école gouvernementale.   Rien ne leur était adapté : aucune leçon ne se raccordait au quotidien   et à l’expérience Jenukurubura et l’enseignement ne se faisait qu’en kanada,   langue qu’aucun élève ne parlait. Les enseignants, mutés par le gouvernement,   ne savaient rien de la culture tribale. Dans plusieurs cas, ils ont mal   compris les populations qu’ils ont alors considérées comme non civilisées et   frustres. L’engrenage de l‘exclusion s’amorçait et de nombreux enfants n’étaient   plus scolarisés. Aujourd’hui j’enseigne à ses enfants avec des outils   pédagogiques qu’ils comprennent et peuvent utiliser…

 

Aide et action le magazine n° 100

 
 

 

 
 

 

 

 

Définition de l’immigré

Le Haut conseil à l’intégration définit un immigré comme une personne née à l’étranger et résidant en France.

Un immigré peut donc être français s’il a été naturalisé.

Inversement un étranger né en France ne sera pas considéré comme un immigré.

 

 

 

 

Anecdote

Pendant longtemps le bilinguisme a été déprécié au profit du monolinguisme dominant comme en France.

Bon nombres d’idées circulaient sur le fait que l’enfant possédait moins de compétences dans chacune des 2 langues, même sa langue maternelle.

Un chercheur américain a même essayé de prouver qu’il était simplement moins intelligent que les monolingues. En effet il avait évalué les compétences d’enfants immigrés arrivés depuis peu aux USA et avait mesuré leurs compétences uniquement en anglais, langue que les enfants découvraient à peine.

(Claude Stoll )  
 

 

 
 

L’enseignement du français
  aux enfants étranger
s

 

On le sait   bien aujourd’hui par les travaux sur l’apprentissage, c’est à partir de ce   que l’on sait déjà que l’on peut apprendre autre chose, cela ne peut se faire   qu’en s’appuyant sur un savoir antérieur. En matière de langue, une langue   étrangère ne peut être apprise de la même manière que la langue   maternelle : celle-ci est nécessairement présente comme élément de   comparaison et d’appui, et il est impossible de faire abstraction de cette   donnée. Comme chacun le sait, et en dépit des formules généralement   utilisées, on ne recommence jamais   ni sa vie ni sa langue on   les continue, plus ou moins bien, en modifiant ce qui avait été mis en place   auparavant

 

Évelyne Charmeux, professeur honoraire IUFM

 

 Dialogue n° 87   « Cultures, singulier, pluriel » automne 1997

 
 

 

 

 


 

                 
 

 

 
 

 

 
 

Les bienfaits du bilinguisme

Le bilinguisme apparaît comme une solution au problème de la disparition des langues.

En effet 90% des langues sont actuellement menacées de disparition avant la fin du XXI siècle.

Une telle perspective constitue un appauvrissement jamais rencontré dans l’histoire de l’humanité.

Préserver le patrimoine linguistique menacé participe au sauvetage du patrimoine culturel de l’humanité.

(Claude Stoll)

 

 

 

Pays européens au moins
bilingues

Autriche
Belgique
Biélorussie
Bosnie-Herzégovine
Espagne
Finlande
Irlande
Italie
Kazakhstan
Liechtenstein
Luxembourg
Macédoine
Malte
République de Moldavie
Monaco
Pays-Bas
Royaume uni
Russie
Suisse
Vatican

 

 

 

 

 
 

Les causes   du bilinguisme officiel

 

· Assurer une paix sociale : éviter les conflits ouverts entre la   majorité dominante et la minorité dominée

 

· Unifier politiquement un pays multilingue :
  la territorialité linguistique par juxtaposition d’unilinguismes élimine en   partie les conflits entre les langues

 

· Privilégier une langue minoritaire forte : si la minorité bénéficie d’un poids   politique important (Canada)

 

· Préserver une identité ethnique : pour les anciennes colonies où la langue   officielle et administrative est celle de l’ancien colonisateur.(Brésil)

 

· Assigner à une langue un rôle symbolique : l’irlandais en Irlande, le créole à Haïti servent   plus d’identité culturelle Alors que la langue maternelle est l’anglais pour   les uns, le français pour les autres

 

· Respecter les contraintes constitutionnelles : les états non souverains s’accommodent du   bilinguisme imposé par l’état central (Espagne, Inde…)

 

· Assurer le développement économique :
  si le bilinguisme facilite les communications avec l’étranger (anglais tout   puissant), il devient un obstacle à la communication interne et une menace   potentielle à l’intégrité territoriale

 

· Assimiler les minorités : le bilinguisme sert surtout à éviter de très   graves conflits entre les groupes en   présence.

 
 

 

 
 

 

 
 

 

 
 

La population immigrée en France

 

Enquêtes annuelles du recensement 2004 et 2005 INSEE

 

A la   mi-2004, la France métropolitaine comptait 4.9 millions d’étrangers,   (760 000 de plus qu’en 1999) soit 8.1 % de la population totale.

 

40% d’entre eux avaient la   nationalité française :

 

 

                                                 
   

Immigrés : 4 930 000

   
   

Français     par acquisition
    nés à l’étranger : 1 970 000

   
   

Étrangers     nés à l’étrangers : 2 960 000

   
   

Étrangers     nés en France :

   

550     000

   
   

 

   
   

Étrangers : 3 510 000

   
   

Depuis les années 1990 la France présente un solde   migratoire deux fois et demi inférieur à la moyenne des autres pays   européen.(statistiques d’eurostat)

 

Selon Michèle Tribalat,   démographe à l’INED, près de 14 millions de français avaient en 1999 un   parent ou un grand parent étranger (Population   2004 n°1 INED)

 
 

 

 

 

 

 

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